Je m'estime comment ?

Nous vivons à deux. Peut-être depuis tout petit. Il y a qui je suis dans le quotidien de ma vie et il y a comme je m’estime. Le « comme je suis » correspond à ce que je réalise, ce que je dis, ce que je fais, de manière objective. Et le « comme je m’estime » se réfère à un aspect plus subjectif de moi, comme je m’imagine, comme je me perçois ou comme je me juge, mais aussi comme je me rêve et parfois m’illusionne.

Cette estimation de moi est souvent totalement subjective et parfois fantaisiste. L’image que l’on a de soi dépend de tellement de facteurs qui sont propres à notre histoire et à notre état du moment que parfois cela touche au délire. Elle dépend aussi de ce que les autres nous renvoient, de ce qu’ils projettent sur nous selon que l’on est plus ou moins influençable. Notre perception de nous-même est parfois très différente de ce que les autres perçoivent !

 
Notre vie peut être empoisonnée par l’estime, la surestime, la mésestime de soi, c’est à dire que nous pouvons vivre en étant en permanence jugés par notre perception de nous-même et de ce que nous croyons que nous devrions être. La vie de nos proches est aussi affectée. Famille, collègues, amis, tous se retrouvent confrontés à ces deux aspects de notre personne. 

 
Pour nous, chrétiens, un élément supplémentaire entre dans le jeu… le regard de Dieu. Ce que nous en percevons dépend en grande partie de la manière dont nous comprenons la personne de Dieu. La manière dont nous naviguons entre sa grâce, sa loi et sa justice, si nous le voyons comme le chef militaire ou le bon papa, le conquérant qui excelle ou le bon berger qui accueille. 

 
Mais nous avons tous la précieuse opportunité de recevoir la lumière de l’Esprit Saint, l’esprit de vérité qui est là pour nous accompagner vers la découverte courageuse et honnête de qui nous sommes. C’est le souhait de Dieu, que nous puissions être dans le vrai, alignant notre réalité avec notre perception subjective, parce que c’est dans ce réel qu’il se manifeste et se révèle.

 
La lettre aux Romains débute son chapitre 12 avec cette forte préoccupation : que nos perceptions, notre discernement soient renouvelés par la présence de l’Esprit de Dieu. Que nous soyons purifiés des influences du monde extérieur et intérieur afin de vivre au mieux dans le vrai. Car c’est la vérité qui nous libère.

 
Romains 12.2-3
«Ne suivez pas les coutumes du monde où nous vivons, mais laissez Dieu vous transformer en vous donnant une intelligence nouvelle. Ainsi, vous pourrez savoir ce qu’il veut : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. 
Dieu m’a donné gratuitement ses bienfaits. Je peux donc dire à chacun de vous : ne vous croyez pas plus importants que vous n’êtes, mais que chacun se juge comme il est, selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée en partage. »

 

Pascal Grosjean


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