Comment tu t'appelles ?

Au moment d’écrire ces quelques lignes, je termine tout juste la lecture d’un livre qui m’a été transmis par un surfeur. C’est une connaissance rencontrée plusieurs fois lors de mes vacances.

Il a mis à profit la période de fermeture due au COVID pour écrire d’une part sur ce qu’ils vivaient, lui et son entourage, et d’autre part ce que lui inspirait cette période de restriction.

Mais au fond l’essentiel de son ouvrage nous présente son regard et sa compréhension de « la divinité ». Ce qui m’étonne le plus, c’est que les mentions des divinités ancestrales, adorées dans différentes parties du monde et auxquelles il se réfère, portent toujours un nom. Mais en même temps, l’auteur, dans sa compréhension actuelle, me semble avoir de la peine à nommer « en qui » il croit, donc cela devient « en quoi » il croit.

D’une divinité personnifiée et nommée, on passe à une force qui insuffle un mouvement, une puissance avec une intention créatrice et porteuse de vie ou encore une chose structurante. Puis, la « déesse nature » fait le reste par le miracle de l’évolution. Nous, chrétiens, avons la foi que la divinité en qui nous croyons est un être, une personne. En adaptant une partie de son langage à qui nous sommes, il nous communique qui il est.

Nous n’en comprenons de loin pas tout mais cette même foi nous permet de placer notre confiance en sa parole, transmise par l’écrit, où là aussi nous n’en comprenons pas tout. Et encore, c’est la foi qui nous permet de croire que l’Esprit de Dieu vient vivre en nous afin de nous accompagner et de nous éclairer. Face à la personne de Dieu, son mystère et sa grandeur nous balbutions, pourtant le témoignage de la vie humaine de Jésus et ses paroles la rendent plus accessible. La nature de notre relation est donc profondément la foi. Nous pensons que la foi est un don de Dieu, que ce n’est dû ni à notre choix, ni à notre impulsion ou à nos mérites si nous la recevons.

En terminant la lecture de ce livre, plusieurs questions m’habitent. Comment passe-t-on d’un dieu impersonnel à un Dieu personnel ? Notre compréhension de ce Dieu personnel ne nous pousse-elle pas à en oublier ses mystères et le fait qu’il est tout autre que nous? L’enfermons-nous par notre familiarité ? Sans révélation de ce nom, peut-on croire ? Que nous puissions garder cette recherche au cœur de nos vies : Dis-moi encore qui es-tu ? Dis-moi encore ton nom !

Pascal Grosjean


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