Amour ou devoir ?

"Dans ces situations, l’élan premier, signe du premier amour, disparait et cède la place au légalisme, au devoir qui a perdu son sens et à la culpabilité. Ne parlons plus d’amour !"

J’ai rencontré dernièrement une personne qui m’a raconté la manière étonnante dont Dieu s’était approché d’elle en Jésus, dans son appartement, alors qu’elle était toute seule isolée du monde par un épisode de COVID. Étonnamment, elle a rapidement discerné à qui elle avait affaire. De quelle manière, par quel mystère. De surcroit, dans son cœur est né un besoin impérieux de lire la Bible sans que d’autres personnes ne le lui conseillent ou le demandent. Elle l’a fait, et elle le fait encore, poussée par un besoin intérieur, comme une soif, une nécessité vitale.

Cela m’a fait penser à ces personnes totalement hors milieux et souvent en marge de la société qui, un dimanche matin, franchissaient la porte de l’église de la ville où j’habitais lorsque j’étais enfant. Il y a même quelqu’un qui était entré dans l’église, pendant le culte, suivi de son chien, comme si de rien n’était, tout naturellement.

Une force et un état de conscience particulier les avait amenés là. Pas parce que cette église-là était fun et sympa, ni parce que cela leur avait été conseillé, mais juste conduit par une exigence profonde et irrésistible qui les avait amenés à se rendre dans un lieu où la bible est ouverte et expliquée ainsi que des prières authentiques s'adressant vers ce Dieu qui s’était révélé à eux.

Au cours de ma vie de chrétien engagé auprès des jeunes et dans les Églises, j’ai découvert que parfois la conviction et la motivation « naturelle » pour écouter Dieu et la parole qu’il nous adresse, à nous qu’Il aime, s’était un peu étiolée. La puissance de l’Esprit saint avait-t-elle perdu en force et en efficacité ? Est-ce que notre prétention à savoir rendait une xième lecture inutile ?

Dans ces situations, l’élan premier, signe du premier amour, disparait et cède la place au légalisme, au devoir qui a perdu son sens et à la culpabilité. Ne parlons plus d’amour !

Aujourd’hui je travaille à la Ligue pour la lecture de la Bible. Le nom de l’organisation peut être compris de différentes manières… Certains nous voient comme un club de lecture ou une organisation de défense de la Bible. Malheureusement, notre nom ne parle pas d’amour. Imaginons : Ligue pour l’Amour de Dieu, l’accueil de ses paroles et la relation par la prière.

Ce petit mot pour dire que notre but premier est d’encourager chacun à rencontrer Dieu, à l’écouter et à lui parler par amour et reconnaissance. C’est pour cela que nous proposons des moyens simples et adéquats qui soient une aide. Mais ces aides ne remplacent ni l’amour, ni la nécessité de la conviction de l’Esprit saint, l’Esprit de Dieu en nous.

Pascal Grosjean


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