Interventionniste ou indifférent

Suis-je interventionniste ou indifférent dans mon comportement ? Pascal Grosjean nous mène dans une réflexion qui nous interpèle dans notre manière de mettre en pratique la Parole.

Toutes sortes d’éléments nous influencent dans nos comportements relationnels : notre culture de famille, notre milieu social, le pays dans lequel nous avons vivons et même la religion dominante. D’autre part, les nombreux tests qui nous aident à connaître notre caractère et notre personnalité nous orientent vers des comportements que nous considérons comme normaux… ou, au contraire, déplacés. En fin de compte, quel que soit notre type de personne ou notre culture, nous aurons toujours la possibilité de nous cacher derrière de bonnes excuses pour ne pas entrer en relation avec les autres et ne pas nous préoccuper de leur vie et de leur situation.

Le choix qui se pose à moi en de nombreuses occasions est le suivant : « Est-ce que je veux intervenir ou plutôt rester indifférent ? »  Cela revient à dire que je peux être soit interventionniste ou indifférent dans mon comportement.

Le grand commandement de Jésus de « s’aimer les uns les autres » se décline souvent dans la pratique en « s’aidant les uns les autres ». Il n’est pas possible de mettre en pratique la parole de Jésus sans s’impliquer concrètement et relationnellement. La parabole du bon Samaritain interventionniste et des deux religieux indifférents qui passent leur chemin en est un exemple très concrêt et… elle n’est pas de moi !

Mon ami Jacques n’est pas mal non plus dans sa lettre au peuple de Dieu. Il indique que la façon parfaite de pratiquer la religion, donc de mettre en pratique la Parole, est de prendre soin des autres : des veuves & orphelin et autres « nécessiteux ». Ce terme englobe tous ceux qui ont besoin d’écoute, d’attention, d’aide et de soutien. C’est-à-dire TOUS, même si c’est plus visible pour certains que pour d’autres. D’ailleurs, il rajoute que l’on ne doit pas faire de différence entre les personnes, donc tous ont besoin de notre amour exprimé par un réel intérêt et des initiatives volontaires de notre part.

En conclusion, je continue à donner la parole à Jacques afin que, si ces mots provoquent quelques réactions courroucées, cela lui retombe dessus : « Si tu crois en Dieu, mais si tu n’agis pas, ta foi est complètement morte » … merci Jacques !

Alors interventionniste ou indifférent ? Peut-être qu’il nous faut quitter le confort du « politiquement correct » et des bonnes manières qui nous poussent à l’hypocrisie pour nous engager dans l’inconfort de la mise en œuvre de la foi dans les paroles et le projet de Dieu.

Pascal Grosjean


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