Camp Mini-chef
Il y a un constat que l’on peut tous faire dans notre société aujourd’hui : c’est qu’il faut produire des résultats. Tout est mesuré, pesé, évalué, quantifié, normé. On passe notre temps à courir après des barèmes établis selon des critères très scientifiques, qui changent au gré des études.
Je pourrais te dire combien de kilos de pommes de terre ont été épluchés ou combien de vaisselle nous avons faite au camp MiniChef 2025 à la Bessonne. Ou encore combien d’enfants savent au moins un verset de la Bible par cœur. Je pourrais te dire que nous avons atteint les résultats que nous avions programmés, que selon ces critères les enfants ont vraiment aimé leur camp.
Mais j’aimerais plutôt te dire que l’on voit que ce camp est plus que réussi quand les enfants rentrent fatigués (c’est un euphémisme !), pas vraiment lavés (même s’il y a eu deux douches dans la semaine), qu’ils ont mangé des tas de plats bizarres, se sont habillés à l’envers pendant une journée, ont fait un feu de camp Netflix parce qu’il pleuvait trop dehors, qu’ils ont réveillé des abeilles qui avaient commencé leur hibernation. Que personne n’a vomi (ou ne s’est fait catapulter !) sur le tourniquet géant lancé à pleine vitesse. Qu’ils ont cuisiné, créé, pâtissé, peint, joué, chanté, crié, hurlé, appris, expérimenté, et essayé de faire comme Jésus (le thème de la semaine).
Ce qui est certain, c’est qu’ils ont certainement goûté un petit coin de ciel pendant une semaine, entourés par une équipe formidable et un Dieu qui a dû se régaler en voyant tous ces enfants pleins de vie et de joie !
Marie Ray, maman de camp
Camp MozaFoot
Pour la première fois cette année, Mozafoot était complet deux semaines avant le camp. Et finalement, pour la première fois, le camp s’est fait avec 19 participants au lieu de 20. Eh oui, les inscriptions ont été à limite du sketch. « Je viens, j’annule, j’ai annulé, mais finalement je peux quand même venir… » Avec MoZafoot on entraîne la souplesse ! À la fin des inscriptions, avec Monique qui s’occupe d’enregistrer les inscriptions, on se sentait un peu comme des élastiques.
Blague à part, le camp s’est très bien passé. Je ne sais pas si mes jeunes étaient conscients de la qualité que nous leur avons offerte. Entraînements, match contre une équipe de requérants à Tramelan, séance de photos, marche à l’étang de Gruère… mais surtout des temps de partage avec plusieurs invités venus témoigner de leur parcours de vie. 90% de nos jeunes étaient de culture musulmane et ont toujours été attentifs à nos partages. Une semaine empreinte de joie et de bonne humeur. Pour ma part, ce fut un de mes meilleurs camps.
J’aimerais remercier toutes celles et ceux qui nous soutiennent. Depuis qu’EVAM a cessé tout appui aux activités religieuses, vos dons sont devenus indispensables : sans eux, un camp comme celui-ci ne pourrait tout simplement pas avoir lieu.
Merci !
Joël Bussy, directeur du camp et responsable CABES
