Quand le vent souffle

Il y a quelques temps, j'étais dans le Sud. Et il y avait le Mistral. Il était fort. Très fort. Ce qui fait que les arbres se pliaient, les terrasses se vidaient, les chaises volaient (parfois), les sachets traversaient les rues, les personnes regrettaient leur sortie du coiffeur, les marchands - du marché, je précise - courraient après leurs stands et les policiers après leur casquettes.

Bref, c’était une journée magnifique par la diversité des événements qui se passent rien qu’en restant assis sur un banc sur le cour Mirabeau à Aix-en-Provence.
 
Voyant cela, je n'ai pu m’empêcher de penser au texte qui dit que l’Esprit souffle où il veut. Le lien est facile, j’en conviens. Mais tout de même, il y avait, sous mes yeux, une leçon d’objet. Que penser de cet Esprit qui souffle où il veut en emportant sur son passage tout ce qui n’est pas solidement amarré ? Que penser de cet Esprit qui souffle où il veut et qui, au passage, casse quelques branches qui se brisent sur les voitures garées aux mauvais endroits ? Que penser des coins à l’abri du vent où l’on ne ressent pas un yota de souffle ? Que penser des spectateurs comme moi, qui regardent le souffle aller où il veut et agir de manière bien étrange ? 
  
Bref, à ce jour, je n’ai que des questions. Je ne suis pas sûr qu'elles soient toutes théologiquement abordables ou nécessaires, mais je vous livre, en toute simplicité, ce qui se passait dans ma tête et sur mon banc. Finalement, je me suis demandé, quand Jésus est venu sur terre et qu’il a un peu bousculé les religieux de l’époque, s’il n’y avait pas en lui un peu ce côté du Mistral gagnant.
  
 
  
Michel Siegrist

 

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