Un choix cornélien

En Suisse, le 25 novembre, nous devons voter pour décider si les vaches doivent garder des cornes ou pas. Bon, c'est un peu plus subtil que cela.

Le journal Le Temps résume le débat ainsi : « Si la majorité d’entre eux (les agriculteurs) les leurs enlèvent pour des raisons de commodité dans les étables, les initiants, eux, tiennent un autre discours, calqué sur celui d’un paysan hippie des Grisons adoré des citadins. Ils disent vouloir redonner leur dignité aux animaux, ne pas vouloir les faire souffrir en les mutilant. Ils ne demandent pas l’interdiction de l’écornage, mais une subvention pour les éleveurs qui arrêtent de le faire. La stratégie, économique, ne manque pas de piquant. Avec ces CHF 190 par vache et CHF 38 par chèvre, on engraisserait encore les subventions agricoles dispensées dans ce pays. Voilà pourquoi les autorités fédérales recommandent un non dans l’urne. » 

 

Derrière cette question, peut-être anodine pour certains ou futile pour d'autres, se cache tout de même une question fondamentale pour nous chrétiens. Quelle relation avons-nous vraiment avec la nature ? Comment est-ce que je la définis ? Finalement, qu'est-ce que cela signifie de dominer la terre ? Dans une époque où la relation à la nature revient sur le devant de la scène, il est peut-être important que nous puissions avoir un avis éclairé, nous, les êtres tirés de l'humus, telle la vache écornée !

 
 
 
Michel Siegrist

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