Quand l’argent compte plus que tout !

Ma voiture arrive en bout de course. J’ai le choix de l’emmener au soin palliatif ou d’en acheter une autre. J’ai donc surfé sur le net pour trouver une voiture d'occasion de rêve. Une voiture qui allie les trois piliers fondamentaux du choix d’un véhicule. Elle doit être pratique, jolie et pas chère, à l’achat et à l’entretien. J’ai trouvé une voiture qui me semblait rassembler ces trois axes. Il fallait simplement aller à Zurich pour la chercher. Ce que j’ai fait.

Je suis donc arrivé dans le garage. J’ai rencontré le vendeur. Je me suis assis dans la voiture. Et je me suis dit : « c’est elle! ». Je la prends. Je demande au vendeur quelle somme il me donne pour récupérer ma voiture. Pour répondre, il faut faire un petit check-up. Ce qui est fait sur le champ.

Tout ce processus a duré deux heures. Après le check-up, je reviens vers le vendeur qui m’annonce, sans trop de regret, que la voiture a été vendue par un autre vendeur à une autre personne. Je ne me souviens plus très bien toutes les émotions que j’ai eues à cet instant précis. Mais je me souviens bien avoir eu l’impression d’être considéré comme rien. Voire même moins. 

Pour vous, ce principe d’une vente plus importante que le client ou la relation au client est peut-être monnaie courante. Pour moi, c’est inadmissible. Bienvenue sur terre diront certains ! Moi je dis bienvenue dans le monde de la loi du marché, de la croissance à n’importe quel prix. 

Bref, quel rapport avec Noël ? Et bien dans ce temps où nous sommes souvent des clients, j’ai envie de me rappeler que nous nous souvenons d’un Dieu qui nous a jugé plus important, qui a abandonné ses richesses pour venir nous chercher dans notre pauvreté. Heureusement, il y a un peu de lumière dans ce monde de brute.

Joyeux Noël.

 
 
Michel Siegrist

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