Ski comportemental

Je reviens d’une semaine de vacances de ski. Il a fait beau. La neige était bonne. La vue exceptionnelle. Que demander de plus ? Peut-être de pouvoir skier seul !

Je me suis demandé tout au long de cette semaine si le ski avait le même talent révélateur que la voiture. Est-ce que le ski fait remonter à la surface la nature profonde de l’être humain ? En effet, comment réagir positivement à ces personnes qui vous passent devant dans les files ? Comment réagir aux personnes qui viennent vous faire la morale parce que vous avez osé passer à un mètre de leurs skis alors qu’ils étaient arrêtés au milieu de la piste ? Comment ne pas s’énerver quand une personne prend toute la piste, de droite à gauche, à trois kilomètres à l’heure ? Comment ne pas sourire aux personnes qui se plaignent de la longueur de la file d’attente ? 
 
Bref, le ski fait remonter en moi et, parfois dans le comportement des autres, cette nature profonde et égoïste que nous tentons de maîtriser dans la vie en société. Mais ce qui m’étonne le plus, c’est que le ski est un loisir. Nous le pratiquons pour nous détendre. Pour apprécier la nature. Pour faire du sport. Comment se fait-il qu’il a cette vertu de mettre en exergue les profondeurs de l’humanité ? Peut-être parce qu’il a une valeur symbolique de liberté et que celle-ci est entravée par l’activité des autres ? Qui sait ? Ah cette fameuse liberté que tout le monde veut vivre, mais que personne ne veut assumer ! Cette liberté totale qui, finalement, ne s’acquiert que dans la dépendance aux autres, à l’Autre !
 
C’est ma grande leçon des vacances. Ma liberté est dans la dépendance aux autres et à l’Autre. En Christ, c’est même plus exigeant. L’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ.

   

 
Michel Siegrist

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