30 ans des droits de l’enfant

Cette année, nous fêtons les 30 ans des droits de l’enfant. 30 ans que l’être humain du monde moderne offre des droits aux enfants. La Convention a modifié, dans le monde, le regard porté sur les enfants: pour la première fois, l’enfance a été définie comme une étape de la vie qui doit être protégée.

Les enfants sont considérés comme des personnalités propres ayant une opinion qu’ils ont le droit d’exprimer. Lorsque les décisions concernent leur avenir (par ex. le divorce des parents), les enfants ont le droit d’être auditionnés et de donner leur avis de manière appropriée selon leur degré de maturité.
 
Indépendamment de cette question de l’enfance, je me demande pourquoi une catégorie d'êtres humains se sent obligé de voir en l’autre un être de moindre valeur qu’elle. C’est incroyable. Il y a une motivation ou une force ou un élan de l’humain pour s’élever au détriment des autres. Il faut donc des droits pour revaloriser une catégorie de personne. Et cela n’est pas nouveau. 
 
Autant dire que du texte de Jésus qui nous invite à nous abaisser pour nous élever prend tout son sens à l’occasion de cet anniversaire. A plus forte raison qu’il a vu dans les enfants des personnes capables d’une spiritualité exemplaire. L’autre n’a pas seulement des droits, mais il peut être une exemple, un modèle, une aide. 
 
Qu’allons-nous faire dans nos Églises à l’occasion de ces 30 ans des droits de l’enfant ? Allons-nous analyser notre vision, nos relations, nos habitudes envers l’enfance à cette occasion ? Finalement, est-ce que cela change quelque chose ? 
 

   

 
Michel Siegrist

>>> LES AUTRES POSTS DU BLOG DU DIRLO

Galerie

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des offres et services adaptés à vos centres d'intérêt.