Donne-nous notre pain de ce jour

Le 15 mars, il y a eu la marche des jeunes pour le climat. Une mobilisation incroyable dans le monde entier.

Même si certains se plaisent à montrer du doigt leur incohérence, je remarque avec une certaine joie qu’ils témoignent de leur indignation, de leur souci, de leur questionnement sur l’avenir. Ils ont une prise de conscience que je n’avais pas à leur âge. Cela changera peut-être quelque chose dans leurs actions futures. Du moins, nous pouvons l’espérer. 

 

Lié à cette question du climat se posent immanquablement quelques thématiques parallèles qui sont celles de la faim dans le monde, des richesses partagées (ou pas !), de la consommation à outrance, du mythe de la croissance perpétuelle. Ce qui signifie un changement profond de paradigme, puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, de notre mode de vie.

Pour être concret, j’étais ébahi de lire qu’un tiers de la production alimentaire destinée à la consommation humaine dans le monde était perdue ou gaspillée. Ce qui signifie 1.3 milliard de tonnes par an. Si dans certains pays, c’est une perte lors de la production. Dans les pays dits « civilisés » (à lire avec beaucoup d’ironie), c’est à la consommation que la perte se fait. 

En lisant cette nouvelle, je me suis remémoré deux commentaires à propos de la prière du Notre Père. Le premier disait : « il n’est pas écrit donne-moi mon pain quotidien, mais donne-NOUS ! » Le deuxième commentaire proposait de lire toutes les requêtes de Jésus de la même manière que celles du pardon, avec un appel à l’action. Ce qui ferait : « Donne-nous notre pain de ce jour, comme nous donnons aussi à ceux qui en ont besoin ». 

Que dire de plus ?

 

   

 
Michel Siegrist

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