Je ne peux plus respirer...

L’humain est un être grégaire. Ça veut dire quoi ? nous ne sommes pas tous voué à vivre en ermites ou en vieux loups solitaires.

Pour exister, se nourrir, se protéger, s’aimer, se reproduire, se développer, chaque personne, plus ou moins selon son caractère, a besoin du groupe, d’être entouré, stimulé, interpelé, chatouillé, caressé, bousculé enfin tout ce qui arrive lorsque nous vivons ensemble. Lorsque nous sommes en relation.

Cette règle, valable pour l’ensemble de l’humanité, l’est encore plus concernant la vie spirituelle chrétienne. La Bible nous présente la vision d’un peuple en lien avec Dieu, d’un corps qui est son temple, d’une église qui est son témoin sur terre, d’un amour unique qui est sa fiancée. Le croyant est intégré par le miracle de la naissance spirituelle aux fils et filles adoptifs de la famille de Dieu, le Père.

Le nouveau testament parle beaucoup de l’individu, sa responsabilité, son comportement, son devoir, mais il est impressionnant de constater que c’est très souvent pour nous encourager à soigner nos relations. On pourrait dire que la relation dans le corps de christ correspond à la circulation sanguine ou à l’oxygénation dans le corps.

Et voilà que les restrictions dues à la lutte acharnée contre les méfaits du COVID font leur apparition pour aller jusqu’à séparer ceux que Dieu a uni. Rassurons-nous le lien du Saint-Esprit nous garde uni, mais celui de l’amour, comment le manifester ?

Et puis un autre point m’interpelle. La vie communautaire des croyants, le rassemblement du dimanche qui rythme notre respiration spirituelle, l’encouragement du groupe à persévérer par la foi à la lecture et l’enseignement biblique, à la prière, à la louange, comment nous en passons-nous ? nous sentons-nous en peine ? en manque de ce que nous pouvons apporter et recevoir ?

Dans cette période où la communauté n’est plus un soutien, un moteur pour donner de l’élan à notre vie spirituelle, comment arrivons-nous à faire respirer notre foi en Dieu ? Cette question s’est déjà posée à d’autres personnes isolées, tel que les prisonniers dans leur cellule.

Quand la vie chrétienne ne peut plus reposer sur le groupe, il est d’autant plus important de la nourrir de lui donner un rythme et un contenu par la relation régulière avec Dieu. Les moyens communautaires sont aussi valables à titre personnel et sur les quatre persévérances de l’église d’Actes 2.42, deux en tout cas sont toujours à notre portée : l’enseignement des apôtres par la lecture de la Bible et la prière. Vous me voyez venir… c’est la mission de la Ligue d’encourager ces deux axes de notre vie spirituelle afin que nous continuions à respirer malgré les restrictions.

 

Pascal Grosjean

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